Santa Sindone

sito ufficiale



 Saint Suaire (Française) » Science » La recherche » La recherche informatique » La négativité 
La négativité   versione testuale
fig.1
fig.1

fig.2
fig.2
On constate la négativité de l’image en observant la pellicule utilisée pour la photographier : sur le négatif apparaît en effet une image où les clairs-obscurs sont complètement inversés, et où, évidemment, se produit une transposition spatiale qui intervertit la partie gauche et la partie droite. Les taches de sang aussi apparaissent claires, mais il faut se souvenir qu’elles sont en positif sur le tissu, puisque par nature elles sont sombres.
A partir du négatif on obtient ensuite les épreuves photographiques, qui reproduisent l’image sous son aspect original. La figure 1 montre le positif et le négatif du visage du Suaire, tels qu’ils apparaissent sur la photo officielle prise par Giuseppe Enrie en 1931.
En observant l’image positive du visage (fig. 1 à droite) on remarque par exemple d’évidentes empreintes sombres correspondant à la région des pommettes, tandis que sur la partie gauche du front il y a une grosse tache de sang, sombre, en forme de « 3 » renversé ; sur le négatif de la photographie (fig. 2 à gauche) les empreintes des pommettes deviennent claires, de même que la tache de sang qui prend la forme d’un « 3 », cette fois sur la partie droite du front, par l’effet de la transposition spatiale.
Il faut remarquer que si le Suaire était un artéfact, l’« artiste » aurait dû peindre l’image d’un homme en négatif ; ce qui n’est pas naturel, et certainement ne pouvait être réalisé au Moyen Âge, époque où l’on ne connaissait pas les principes de la photographie, née vers 1850.
La différence de tonalité entre les valeurs claires et les valeurs sombres du positif photographique est tellement ténue que l’œil ne réussit à percevoir que globalement les traits d’un visage humain, tandis que les détails ne sont pas facilement discernables ni intelligibles. Dans cette image sont évidentes des taches sombres de dimensions réduites, réparties au hasard, mais regroupées surtout dans les zones claires où l’empreinte est plus faible ; ces taches sont dues selon toute probabilité aux vicissitudes subies par le Linceul au cours des siècles. Par contre, les lignes horizontales et verticales que l’on entrevoit sur l’image doivent être dues surtout à la trame du tissu et aux plis de la toile. Ces « parasitages », en plus d’altérer la qualité de l’image,  représentent aussi un obstacle si l’on veut ensuite l’analyser par ordinateur.
Comme il a été dit plus haut, l’observation de l’image montre bien que les empreintes associées à des zones anatomiques en relief, comme par exemple la pyramide nasale et les joues, ont une tonalité sombre, alors qu’elles sont claires ailleurs, comme par exemple les zones orbitaires et maxillaires. L’image représente donc un visage où la répartition de la luminosité est exactement opposée à ce que nous percevons dans la réalité : dans la réalité en effet nous percevons les parties plus saillantes avec des tonalités plus claires que les parties plus en creux.
Dans le négatif photographique par contre il est évident que les clairs-obscurs sont complètement inversés, et que se produit la transposition spatiale. Ainsi le tissu de couleur claire apparaît sombre, tandis que les taches correspondant à des zones anatomiques en relief deviennent claires avec des nuances d’intensité qui traduisent la curvilinéarité du visage humain. Le négatif photographique de la toile du suaire représente donc la photo en positif d’un homme comme nous pourrions l’observer s’il était en face de nous.
La figure 2 représente, à gauche, l’image du visage numérisée, pour pouvoir être traitée informatiquement, avec le résultat que l’on voit à droite.
L’image numérique a été obtenue à l’aide d’une caméra de télévision et d’un dispositif de prélèvement de données qui a converti l’information lumineuse d’une diapositive 24x36, reproduisant la photographie officielle de Giuseppe Enrie (1931), en une image bidimensionnelle de résolution 512x512, avec 256 niveaux de gris.
Afin d’éliminer les bruits présents dans l’image on a utilisé un filtre « médian » qui analyse les pixels au centre d’une fenêtre carrée et en remplace la valeur de luminance si elle n’est pas cohérente avec la moyenne des valeurs à l’intérieur de cette fenêtre. Dans la partie droite de la figure 2 on observe que l’application d’un filtre médian sur le négatif photographique du visage de l’homme du Suaire fait disparaître le bruit et rend plus net le contenu de l’image.
Le résultat obtenu présente en outre un contraste élevé et un remarquable rapport signal/bruit utile pour les traitements auxquels on voudrait soumettre l’image.