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La recherche informatique   versione testuale

L’idée d’utiliser l’informatique pour analyser l’image du suaire vient du fait que le  développement de la technologie électronique a rendu possible la conversion numérique des images. Parallèlement on a conçu des algorithmes qui, appliqués aux images numériques, permettent d’améliorer ou de recueillir une information qu’on ne peut pas immédiatement tirer  de l’analyse du support original. C’est pourquoi l’informatique est en mesure d’apporter d’importantes contributions à la recherche scientifique sur le Suaire, particulièrement en ce qui concerne le problème de l’authenticité.
En partant des images numériques on peut appliquer des algorithmes d’élaboration afin de mettre en évidence l’éventuelle présence de contenus informatiques difficiles à déceler à l’observation directe.
Il faut ici bien préciser que les méthodologies informatiques permettent d’extraire des informations qui de toute façon sont présentes dans l’image originale, mais que l’œil humain ne peut pas voir immédiatement si on n’y a pas introduit un contenu artificiel.
Il est nécessaire en outre de souligner que, bien que le Suaire présente des nuances de couleurs  dans la gamme du jaune, les traitements par ordinateur utilisent principalement des images dans les tonalités comprises entre le blanc et le noir, c'est-à-dire grises : le but en effet n’est pas de conserver la coloration d’origine, mais de faire ressortir l’information qu’elles contiennent. Les images utilisant les variations de tonalité dans les gris sont d’ailleurs utilisées dans la plupart des applications informatiques (par exemple dans le domaine biomédical) qui ont à traiter principalement des sources monochromes.
Les traitements informatiques ont pour but de permettre à l’œil humain de mieux apprécier le contenu informatif intrinsèque des images. Ils se fondent sur l’application de techniques  qui en améliorent la qualité aussi bien par des procédés de « réchauffement » des niveaux de gris que par l’application de filtres. Modifier les niveaux de gris signifie jouer sur le contraste (c'est-à-dire la variation de luminance), ce qui accroît la capacité de distinguer les détails. Les filtres, eux, sont des applications de concepts physico-mathématiques qui élaborent la luminance d’un pixel sur la base des valeurs de ceux d’une zone environnante, en exploitant la corrélation existant entre eux. Ces traitements tiennent en outre compte de la physiologie de la vision. L’être humain est capable en effet de percevoir des différences de luminance associées aux détails, si ces différences sont supérieures au seuil de sensibilité au contraste qui caractérise son œil. Etant donné que l’œil réussit normalement à capter une cinquantaine de niveaux de gris, il s’ensuit que, pour améliorer la lisibilité d’une image, il est opportun de redéfinir la distribution des niveaux de gris, en augmentant le contraste. Lorsqu’on traite des images monochromes, il peut s’avérer nécessaire de transformer en couleur les niveaux de gris, afin de rendre immédiatement perceptibles par l’œil humain certaines informations présentes dans l’image. La technique appliquée, dite de la « pseudo-couleur », se base sur le fait que l’œil possède une capacité plus marquée à distinguer les couleurs, plutôt que les niveaux de gris. Les filtres, eux, sont généralement utilisés pour éliminer le bruit qui altère ou masque le contenu informatif d’une image, ou pour faire ressortir les transitions de luminance qui s’observent en correspondance avec les contours des structures présentes dans l’image elle-même. L’utilisation de filtres pour éliminer le bruit peut être potentiellement dangereuse, en ce sens que, outre qu’ils agissent sur ces parasitages, ils peuvent aussi altérer le signal, et atténuer, voire effacer les détails intéressants. Mais si l’information ainsi éliminée n’est pas directement associée à la structure qui est l’objet de l’examen, l’application des filtres permet effectivement d’améliorer la qualité de l’image.  
Dans le cas du Suaire, le problème est de faire ressortir aussi bien les détails que le comportement particulier de l’image.
La première photographie officielle du Suaire, réalisée par l’avocat turinois Secondo Pia en 1898 à l’aide d’une plaque monochrome, a mis en évidence l’une des caractéristiques particulières de l’image : la négativité. Autrement dit, l’information relative aux parties anatomiques qui définissent l’image du corps apparaît sombre exactement comme sur un négatif, alors que les taches de sang, sombres par nature, sont en positif.
Associée à la négativité, une autre caractéristique beaucoup plus importante et inhabituelle : la tridimensionnalité. La tridimensionnalité est la faculté qu’a un corps de s’étendre dans les trois directions : largeur, hauteur, profondeur. Une image est tridimensionnelle s’il est possible, pour les structures qui y sont représentées, de calculer ces trois types d’informations spatiales. Ce qui se traduit par des nuances d’intensité lumineuse dépendant de la distance par rapport au système de prise de données : dans le cas du Suaire, les empreintes sombres correspondent à des zones en relief, les empreintes claires aux autres zones.
Le traitement numérique de l’image du Suaire effectué en vue d’établir la tridimensionnalité de l’empreinte a permis d’obtenir de nouvelles images mettant en évidence le relief et rendant possible l’observation de détails invisibles dans l’image d’origine.