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Théorie de l'énergie radiante   versione testuale

En 1934 un chercheur, Giovanni Battista Alfano, attira l’attention sur l’importance que peut avoir eu, dans la formation de l’image, le phénomène de la vie résiduelle des cellules dans les tissus cadavériques, dit « effet Kirlian » : effet selon lequel les organismes vivants sont capables d’absorber et de restituer de l’énergie électromagnétique. Avant de mourir, le corps de l’Homme du Suaire resta certainement plusieurs heures nu sur la croix et exposé à la lumière solaire ; ses cellules auraient ainsi absorbé des radiations qui auraient ensuite été émises après sa mort.
Ce qui n’est pas scientifiquement prouvé – et qui d’ailleurs paraît hautement improbable – c’est que les éléments cellulaires en phase d’extinction aient durant leur vie résiduelle la capacité de restituer une quantité d’énergie suffisante pour réussir à impressionner un tissu de lin.
La même théorie a été par la suite avancée par d’autres chercheurs, David Willis (1969) et José-Luis Carreño Etxeandìa (1976), en se référant explicitement à l’énergie atomique. Selon les deux auteurs, l’image serait née à la suite et en conséquence d’une émission d’énergie imputable à une réaction nucléaire transformant la matière en énergie. Cette théorie ne peut pas être prise en considération d’un point de vue expérimental, puisque évidemment non reproductible en laboratoire.
En 1966 le philosophe britannique Geoffrey Ashe avança l’hypothèse que le responsable de la formation de l’image serait un phénomène d’irradiation d’énergie thermique. Afin de la vérifier, il chauffa un médaillon de bronze au centre duquel était représenté un petit cheval, il plaça une toile dessus, et obtint ainsi une image floue de couleur sépia. Ce résultat l’amena alors à penser que les empreintes du Suaire pouvaient être de simples brûlures. C’est ainsi que naquit l’idée que l’énergie thermique était capable de produire des altérations de forme et de couleur sur un tissu de fibres organiques. Mais on se rendit tout de suite compte des difficultés d’interprétation d’une semblable supposition. L’objection majeure portait sur l’impossibilité d’expliquer comment le rayonnement calorique d’un corps, vivant ou à l’état de cadavre, dans des conditions naturelles, pouvait dégager une quantité de chaleur suffisante pour brûler légèrement (en très peu de temps dans le cas d’une température élevée, de manière prolongée dans le cas d’une température plus basse) le tissu de lin.
Il faut aussi remarquer que des expérimentations réalisées à l’aide de bas-reliefs surchauffés montrèrent que les empreintes obtenues ne se limitaient pas à la surface des fibres, mais étaient visibles aussi sur l’envers du tissu (ce qui n’est pas le cas pour le Suaire). Il a été en outre démontré que ces empreintes ne sont pas indélébiles : elles disparaissent en effet avec le temps, si elles sont soumises à l’action de la lumière solaire. Par exemple, un bas-relief en bronze, porté à une température voisine de 220°C a permis à un médecin légiste de Bari, Vittorio Pesce Delfino, d’obtenir une image qui présente toutefois une brunissure par brûlure sur les deux côtés de la toile de lin et qui de plus s’estompe en peu de temps si on la soumet à la lumière solaire (figure 4).
Un chercheur américain, Alan D. Whanger, revenant à la théorie thermique d’Ashe, obtint en 1984 l’image d’une petite pièce de monnaie en utilisant de l’énergie électrostatique. Les expériences conduites par un chercheur en sindonologie, Mario Moroni, sur l’énergie électrique ionisante, montrèrent le comportement différent de la toile humide par rapport à la toile sèche : dans le premier cas, l’image reproduite était roussie et traversa l’épaisseur du tissu ; dans le second, par contre, il se produisit une image de type sindonique. Mario Moroni en déduisit que le champ électrostatique dû à des phénomènes naturels serait propre à la formation d’une image semblable à celle du Suaire ; mais il faut que la toile, une fois isolée en surface par la myrrhe ou d’autres substances huileuses, se trouve dans un endroit complètement privé d’humidité.