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Théorie du contact   versione testuale

En 1898, Paul Vignon, professeur de biologie de l’Institut Catholique de Paris, essaya de reproduire des images de visages et de corps humains en utilisant des calques de plâtre enduits de poudres et de liquides colorés appliqués directement au contact de différentes toiles. En dépit de tentatives répétées, il n’arriva jamais à des résultats satisfaisants : les images étaient floues, elles avaient un aspect monstrueux et les proportions étaient altérées.
Le professeur Ruggero Romanese, directeur de l’Institut de Médecine Légale et des Assurances de l’Université de Turin, reprit et réélabora en 1939 la théorie de Paul Vignon, en se servant d’abord de calques de plâtre et de cire, puis de cadavres humains traités avec de la poudre d’aloès et de myrrhe et une solution physiologique, et il obtint des résultats intéressants (figure 1). On peut observer que l’image, bien que rappelant l’aspect global d’un visage, n’en reproduit pas les détails, car la variation colorimétrique est concentrée dans de larges zones uniformes.
De manière analogue, le professeur Giovanni Judica Cordiglia, enseignant de Médecine légale à l’Université de Milan, obtint, vers 1940, des images expérimentales du visage sindonique. Le chercheur utilisa des toiles imprégnées d’une solution de térébenthine et d’huile d’olive, et des visages couverts d’un mélange de poudre d’aloès et de myrrhe. Dans ces images, l’information colorimétrique, qui définit l’aspect du visage, se présente en agglomérats d’allure uniforme qui donnent l’idée d’une image obtenue par repoussage. Romanese et Judica Cordiglia ne parvinrent toutefois à obtenir aucune empreinte des caillots de sang, parce que ceux-ci se mélangeaient à la poudre et n’étaient pas aussi nets que sur le Suaire.
En 1975, un médecin syracusain, Sebastiano Rodante, commença une série d’expérimentations intéressantes, en accordant une grande importance à un élément que l’on n’avait jamais pris en considération dans l’histoire des expériences sur le Suaire : la sueur de sang. Les essais furent pratiqués sur des calques modelés à la ressemblance du visage sindonique, aspergés de sueur de sang, couverts d’une poudre d’aloès et de myrrhe et enfin de caillots de sang sur certains points du front et de l’encadrement des cheveux.
Observant que le mélange de poudre empêchait l’impression nette des caillots, Rodante employa des toiles imprégnées d’une solution aqueuse d’aloès et de myrrhe. Les résultats obtenus se rapprochaient notablement de l’empreinte sindonique, car ils donnaient aussi bien l’image du visage en négatif que les empreintes des caillots.
Les résultats les plus intéressants furent ceux que l’on obtint d’expérimentations fondées sur le contact, pendant 36 heures environ, avec une toile imprégnée d’une solution huileuse d’aloès et de myrrhe. Rodante effectua aussi des expérimentations avec un tissu placé entre les joues et les cheveux, comme une mentonnière, avec des résultats qui démontrent la possibilité de réaliser des empreintes de type sindonique ; celles-ci ne présentent toutefois pas encore la perfection structurale et la précision de l’information qu’ont celles du Suaire (figure 2).
En 1980 don Gaetano Intrigillo réalisa lui aussi des empreintes expérimentales en utilisant des toiles préalablement plongées dans une solution aqueuse d’aloès et de myrrhe, placées sur un visage en argile doté de cheveux, d’une barbe et d’une moustaches en poils humains, aspergé de sueur et de sang, avec des coulures hématiques, et enveloppé d’une mentonnière (figure 3).
Intrigillo montra en outre expérimentalement que c’est seulement sur des étoffes imprégnées d’aloès et de myrrhe puis trempées dans l’eau, qu’il est possible d’obtenir des halos d’aspect dentelé tout à fait semblables à ceux que laissa sur le Suaire l’eau que l’on employa probablement pour éteindre l’incendie de Chambéry en 1532.
Ces exemples d’expérimentations démontrent que pour obtenir des empreintes il est fondamental que les toiles soient d’abord traitées avec de l’aloès et de la myrrhe ; ces substances assument donc la fonction de catalyseurs dans le processus de virage colorimétrique.