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Après 1988   versione testuale

Après 1988 on est entré dans une nouvelle période, au cours de laquelle la recherche sur le Suaire a commencé à se développer dans d’autres directions. Il y a eu avant tout l’émergence d’un domaine d’étude qui n’était pas nouveau, mais n’avait jamais été sérieusement affronté auparavant : la méthodologie de conservation du Suaire.
En 1992 on lança un vaste plan d’étude pour affronter et résoudre ce délicat problème, et une commission internationale d’experts, nommée à cette fin, suggéra que pour une conservation optimale le Suaire devait être conservé étendu à plat, en position horizontale, dans une châsse étanche dotée de caractéristiques de nature à garantir un haut degré de sécurité, en l’absence d’air et en présence d’un gaz inerte, à l’abri de la lumière, et maintenue dans des conditions climatiques constantes.
Ces conditions imposèrent des modalités de conservation radicalement différentes de celles qui avaient été observées durant les trois ou quatre derniers siècles (on l’avait enroulé sur un cylindre), et surtout créèrent la nécessité de disposer d’une châsse de dimensions très supérieures, dont la construction fut achevée à temps pour le début de l’ostension de 1988. Depuis lors le Suaire a été conservé dans les conditions indiquées ci-dessus, et c’est ainsi qu’il le sera dans le futur.
En même temps, les recherches se sont poursuivies dans tous les secteurs : au cours de ces vingt dernières années, c’est au moins une vingtaine de congrès, organisés en Italie et à l’étranger, qui ont permis aux scientifiques de faire périodiquement le point sur l’état des recherches ; jamais comme dans cette période il n’y a eu échange aussi continu d’opinions et de vues, et cet échange a ainsi permis de rendre de plus en plus fructueuse la recherche sur le Suaire.
Le congrès qui a vu la participation la plus nombreuse de scientifiques a été le IIIème Congrès International d’Etudes sur le Suaire, qui a eu lieu à Turin durant l’ostension de 1998. Mais celui qui est à signaler entre tous, pour l’importance et le rôle tout particuliers qu’il a eus, est le congrès sur le thème « Le Suaire : passé, présent, futur » (La Sindone : passato, presente e futuro), qui s’est tenu à Turin du 2 au 5 mars 2000, et qui a vu la participation, sur invitation, de 40 parmi les plus grands experts au niveau international en études sur le Suaire et dans les domaines connexes, provenant de 10 pays.
Le but de ce Congrès, promu par l’Archidiocèse de Turin et organisé par un comité scientifique international avec la collaboration du Centre International de Sindonologie, a été de permettre à un groupe restreint d’experts hautement qualifiés de discuter et d’échanger une grande quantité d’informations et d’opinions sur les thèmes de recherche les plus importants, en faisant le point sur les recherches effectuées jusqu’à ce jour, et en proposant de nouvelles études et de nouvelles investigations.
Le document final, approuvé par tous les participants, affirme que « L’état de l’art nous permet d’affirmer que l’image corporelle du Suaire n’est certainement pas une peinture, ainsi que le démontrent les évidences physico-chimiques et informatiques déjà connues ; l’hypothèse la mieux étayée par les données analytiques est qu’elle est due à l’oxydation-déshydratation superficielle des fibres cellulosiques ».
Ceci permet d’identifier un sujet de grand intérêt ouvert aux recherches futures. L’existence de taches hématiques est également confirmée par des résultats très précis d’analyses déjà connus dans la littérature. Les données historiques montrent combien il est important de mieux connaître la période qui a précédé l’entrée en possession du Suaire par Geoffroy I de Charny. Pour ce qui concerne le problème de la datation et de l’origine, de nouvelles données fournies par du matériel original de Max Frei-Sulzer confirment la présence de traces botaniques significatives comme indicateurs géographiques de l’aire israélo-jordanienne.
En ce qui concerne les résultats de la radiodatation il existe « différentes estimations avec différentes perspectives de recherches futures ». Le communiqué du Congrès conclut enfin : « Il est émis le souhait que, dans le respect de leur légitime indépendance et de leurs différentes méthodes, les composantes scientifico-technique d’une part et historico-humaniste d’autre part trouvent une interface de collaboration. Le grand développement de l’instrumentation, et l’amélioration des méthodes d’analyse non invasives sont une indication pour utiliser ces dernières pour une série d’expérimentations visant à améliorer les connaissances en vue de la conservation. Il est donc recommandé que se forme une coordination entre tous les scientifiques s’intéressant au Suaire en tant qu’objet de recherche, ainsi qu’aux méthodes et instrumentations utilisables à cette fin ».
Avec le Congrès de 2000 et avec les propositions qui sont parvenues ensuite, nombreuses et hautement qualifiées, de nouvelles recherches et investigations, s’est concrètement ouverte une nouvelle période dans l’histoire de la recherche sur le Suaire.
Etant bien entendu qu’il est important d’utiliser des photographies de haute qualité en couleurs et en noir et blanc comme instrument d’investigation et de recherche, et qu’il est nécessaire d’effectuer de nouveaux prélèvements non destructeurs de microtraces présentes sur la toile, les possibilités d’élargir encore les connaissances actuelles sur le Suaire sont liées à l’acquisition systématique de nouvelles données grâce à l’utilisation des appareillages les plus perfectionnés, mais dans l’absolu respect de l’intégrité de la toile sindonique et des nouvelles contraintes qui ont été définies comme nécessaires pour sa conservation.
Ces données, recueillies sur une large bande du spectre électromagnétique, en une seule session d’examens, permettront aux chercheurs d’aujourd’hui et de demain d’avoir à leur disposition une énorme quantité de matériel à étudier, sans avoir à examiner directement de nouveau le Suaire. En outre, dans quelques décennies, elles pourront être confrontées avec de nouvelles données, dans le but de vérifier si des variations se sont produites, et de contrôler ainsi les conditions de conservation du Suaire.
Il sera toutefois nécessaire, afin que les études et les recherches puissent être menées de façon sérieuse et constructive, que tous les chercheurs qui désirent se lancer dans le domaine difficile mais fascinant de l’étude du Suaire s’engagent à rechercher exclusivement la vérité, sans prétendre vouloir démontrer à tout prix des thèses préconçues, et en refusant tout ce qui ne peut pas être sérieusement et scientifiquement démontré.
C’est là la seule position vraiment cohérente, la seule qui conduise à effectuer des recherches sérieuses et fondées, la seule qui puisse permettre d’informer correctement et honnêtement l’opinion publique, la, seule qui soit vraiment respectueuse du Suaire et de son message si important. Laissons-nous par conséquent guider sur ce chemin par les paroles claires et éloquentes du Pape, qui le 24 mai 1998, devant le Suaire, exprimant des idées qui lui étaient propres et chères depuis toujours, dit : « L’Eglise exhorte [les scientifiques] à affronter l’étude du Suaire sans a priori qui donneraient pour acquis des résultats qui ne le sont pas ; elle les invite à agir avec leur pleine liberté intérieure, et avec un attentif respect aussi bien de la méthodologie scientifique que de la sensibilité des croyants ».