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Place San Carlo en fête à l'arrivée de Benoît XVI   versione testuale
Solidarité aux malades, vacataires et immigrés dans l'homélie du Pape










En scandant à grande voix son nom et en battant les mains, en 25 mille ont accueilli Benoît XVI à l’arrivée en place San Carlo au bord du papamobile. Gagné l’autel, le Pape a été salué par le maire de Turin Sergio Chiamparino: «Je vous donne le chaleureux salut de la ville, le mien et de tous ceux qui ont attendu votre visite, à l'occasion de cette ostension extraordinaire». Le premier citoyen, en rappelant les saints sociaux turinois et piémontais – «Âmes éclairées qui surent interpréter les besoins profonds de leur temps» – a souligné comme la ville «depuis toujours a su et sait encore reconnaître la valeur publique de la religiosité, dans un moment où tous, croyants ou pas, sont appelés à réfléchir sur le sens profond, que l’image du Suaire représente». Au terme du salut, poignée de main chaleureuse entre le maire de Turin et le Pape.
 
«Sa visite, Père Saint, n'est pas apprécié seulement parce qu'elle vient nous confirmer dans notre foi catholique, mais aussi parce qu'elle a été très voulue de nous tous. Et représente un moment authentique de grâce»: a commencé le cardinal Severino Poletto en saluant le Pape dans la place. «Le Suaire, 'miroir de l'Évangile', nous rappelle à étendre notre regard sur les souffrances des femmes et des hommes de nos temps, pour réaliser l'objectif indiqué par la maxime de cette ostension "Passio Christi. Passio hominis"». L'archevêque de Turin a conclu son intervention en confiant tous les fidèles à la prière du Saint-Père: «Nous sommes sûrs que nous de Turin ne sommes pas à l'étroit dans Son cœur parce que nous savons que vous nous aimez comme nous Vous aimons».
 
Aux malades, aux personnes seules, à ceux qui se trouvent en difficulté et à tous ceux qui n’ont pas pu être présents aujourd'hui, est allée la pensée du Saint-Père en ouverture de son homélie. «Dans les siècles passés – a rappelé Benoît XVI l'Église qui est en Turin a connu une riche tradition de sainteté et de service généreux aux frères – comme le cardinal Archevêque et monsieur le Maire ont rappelé – grâce à l'œuvre de prêtres zélés, religieux et religieuses de vie active et contemplative et de fidèles laïques».
Le Pape s'est arrêté sur les difficultés de tous les jours: sur les problèmes sociaux et du travail. «La vie chrétienne, chers frères et sœurs – a affirmé – n'est pas facile; je sais qu'aussi à Turin ne manquent pas difficulté, problèmes, préoccupations: je pense, en particulier, à tous ceux qui vivent leur existence concrètement en conditions de précarité, à cause du manque du travail, de l'incertitude pour l'avenir, de la souffrance physique et morale; je pense aux familles, aux jeunes, aux personnes âgés qui vivent souvent la solitude, aux exclus, aux immigrés». « C’est la certitude qui nous vient de la foi – a conclu – la certitude qui nous ne sommes pas seuls, que Dieu aime chacun sans distinction et qu’il est près de chacun avec son amour, qui rend possible d'affronter, vivre et dépasser la fatigue des problèmes quotidiens».
En prenant par exemple le Suaire, enfin le Pape a rappelé: «En elle nous voyons, comme reflétés, nos souffrances dans les souffrances du Christ: 'Passio Christi. Passio hominis'. C’est pour ça qu’elle est un signe d'espoir: Christ a affronté la croix pour endiguer le mal; pour nous faire apercevoir, dans sa Pâques, l'avance de ce moment dans lequel pour nous aussi, chaque larme sera essuyée et il n’y aura plus ni mort, ni deuil, ni plainte, ni angoisse».