Roger Van der
Weyden, (Tournai, 1399c - Bruxelles,
1464)
Mise au tombeau,
1449-1450, huile sur bois, Florence, Galerie des
Uffizi, cm 111 x 95 L'æuvre, réalisée
à l'occasion du court séjour du peintre flamand
en Italie, Saint
Année 1450, s'inspire clairement de la
solution iconographique proposée par Fra
Angelico dans ls Desnente de Croix pour le
retable de saint Marc (l'ouverture rectangulaire
du tombeau disposé horizontalement c'est une
citation littérale, et l'attitude de Marie et de
Jean est semblable). Mais la solennité rythmée
par les plans en succession, et l'athmosphère de
certitude sereine qui procède de la Foi qu'on
trouvait chez Fra Angelico, se transforment ici
en un drame. Autour du Christ se pressent en
demi-cercle la Vierge, saint Jean, et
Joseph d'Arimathie;
la ligne diagonale de la pierre du tombeau unit
sanint Jean à la Virge, qui est à genoux et qui
regarde terrifiée quelque chose qui se trouve en
haut à droite. La vision d'en haut, les lignes
dures, les contrastes chromatique très fort,
influencés par la culture des miniaturistes, le
sang qui jaillint des blessures et qui tache le
suaire blanc accentuent les tons tragiques,
tandis que l'instabilité de la pierre du tambeau
invite à réfléchir sur la précarité de
l'existence.
Les objets et la végétation au premier plan, le
château omé de tours sur le fond à gauche et
l'agitation quotidienne des hommes sur les routes
tortueuses qui mènent qu château et au village
sur la droite, meettent en évidiìence la visée
analytique de la peinture flamade (opposée à la
synthétique de la peinture italienne). Le corps
du Christ est le foyer perceptif le plus
important, grâce au fait qu'il coïncide avec
l'axe vertical de la composition, sur lequel sont
plecées aussi les croix du Golgotha, et grâce
au contrasre chromatique créé, entre autres
choses, par la lumière, qui arrive de droite et
qui frappe ses membres sans vie avec
violence.
|